Au détour d’un blog, puis d’un autre, et encore d’un autre, je suis tombé sur celui là. Avec juste quelques mots, elle m’a donné envie de lire ce livre dont elle parlait tant et avec autant de passion, ce livre dont elle était tombé amoureuse.
Ni une, ni deux, j’ai fonçais à la bibliothèque afin d’étancher cette soif. Seul hic : il semblerait que beaucoup de monde ait eu la même idée, aucun exemplaire de dispo… 3 semaines d’attente, avant d’enfin pouvoir le tenir entre mes mains.
Trois semaines, qui ont été beaucoup plus longues que le livre en lui-même : je l’ai fini en même pas trois jours… Dès la première page tournée, le premier mot lu, j’en suis tombé amoureuse à mon tour. Comme si Edward m’envoutait à travers le livre.
C’est pour cette raison que j’ai décidé d’en sélectionné quelques passages. Dans l’espoir que, peut être, une personne qui lira cet article en tombera à son tour amoureuse...
" C’est là, en pleine cantine, alors que je m’efforçais de discuter avec des inconnues indiscrètes, que je les vis pour la première fois.
Ils étaient assis dans un coin, aussi loin que possible du milieu de la longue pièce où je me trouvais. Ils étaient cinq. Ils ne parlaient pas, ne mangeaient pas, bien qu’ils eussent tous un plateau -intact- devant eux. Contrairement a la plupart des élèves, ils ne me guignaient pas, et il me fut aisé de les observer sans risquer de rencontrer une paire d’yeux exagérément curieux. Ce ne fut cependant rien de tout cela qui attira -et retint- mon attention. […]
Ce furent leurs visages, si différents et si semblables, d’une splendeur inhumaine et dévastatrice. De ces visages qu’on ne s’attend jamais à rencontrer sauf, éventuellement, dans les pages coiffure d’un magazine de mode. Ou sous le pinceau d’un maitre ancien ayant tenté de représenter un ange."
"Sa main s’empara de la mienne pour arrêter mon geste. Ses doigts étaient glacés, à croire qu’il les avait plongés dans une congère juste avant le cours. Mais ce ne fut pas pour cela que je me libérai de son emprise toute vitesse – son contact m’avait brulé comme une décharge électrique.
- Désolé, marmonna-t-il en me lâchant aussitôt."
"- Non. Rien ne correspond. La plupart de ce que j’ai trouvé était stupide. Et après…
- Quoi ?
- J’ai décidé que ca n’avait pas d’importance ?
- Pardon?
Son incrédulité me fit lever la tête. J’étais parvenue à briser son flegme soigneusement étudié. Il avait l’air un peu furieux aussi, comme je l’avais craint.
- Non, murmurai-je. Ce que tu es n’a pas d’importance.
- Que je sois un monstre inhumai te serait égal ?
Sa voix avait pris des accents moqueurs et cruels.
- Oui."
"- Quel âge as-tu ?
La réponse fusa.
- Dix sept ans.
- Et… depuis combien de temps ?
- Un bon moment, admit-il, amusé."
"- Tu crois sérieusement être plus attachée à moi que moi à toi ? murmura-t-il en se rapprochant encore de moi, l’or sombre de ses pupilles me transperçant le cœur. […]
- Oui, je suis plus attirée par toi que tu ne l’es par moi. […]
- Tu as tort, finit-il par dire doucement."
" Sur ce, il reprit mon visage entre ses mains en coupe. J’arrêtai de respirer. Il hésita – pas d’une façon normale, pas d’une façon humaine, pas comme un homme pourrait tergiverser avant d’embrasser une femme, afin de jauger sa réaction, de voir comment elle va le prendre. Ou pour prolonger l’instant, ce moment parfait d’anticipation, parfois meilleur que le baiser lui-même. Edward, lui, hésita pour se tester, pour vérifier que c’était sans danger, qu’il contrôlait sa soif. Puis ses lèvres de marbre froid se posèrent tout doucement sur les miennes. "
"- Qu’ai-je dis ? grognai-je.
- Que tu m’aimais.
Ses yeux dorés étaient très doux.
- Ce n’est pas un scoop.
- C’était plaisant à entendre quand même.
J’enfouis mon visage dans son épaule.
- Je t’aime, chuchotai-je.
- Tu es ma vie, désormais, répondit-il tout simplement. "
"- Tu t’angoisses non parce que tu vas mettre les pieds dans un nid de vampires, mais parce que t’as peur que ces vampires te rejettent, c’est ca ?
- Exactement, ripostai-je en cachant ma surprise de l’avoir entendu utiliser le mot avec tant de facilité.
- Tu es incroyable, conclut-il en secouant le menton."
"- Edward est resté seul pendant presque un siècle. Maintenant, il t’a. Tu n’es pas consciente des changements que tu as provoqués en lui, nous si. Penses-tu que l’un de nous tiendrait à croiser ses yeux pendant les cent prochaines années s’il devait te perdre ?"
... d'une vieille salopette en jean et d'un pull à col roulé qu'il portait lorsque je l'ai vu pour la première fois. Premier soir à l'internat d'un nouveau lycée et on avait l'impression qu'il était là depuis aussi longtemps que nous. Grand et assez fort, il s'en dégageait pourtant une gentillesse sans limites.
~ Je suis un être à la recherche
Non pas de la vérité
Mais simplement d'une aventure
Qui sorte un peu de la banalité ~
... de presque toutes mes soirées à l'internat, en tout cas toutes celles dès lors qu'on a fait connaissance! Une heure chaque soir passée avec toute la troupe. Une toute petite heure et pourtant aujourd'hui, ca me parait plus long...
~ J'en ai assez de ce carcan
Qui m'enferme dans toutes ses règles
Il me dit de rester dans la norme
Mais l'on finit par s'y ennuyer ~
... de longues minutes passées à le regarder jouer au billard avec en fond sonore les vieux tubes des années 80, dont et surtout celle ci. C'est à ces côtés que j'ai appris à jouer, en le regardant faire, en jouant avec lui, en écoutant ses conseils. Encore aujourd'hui, c'est bizarre, mais dès que je joue, j'entends sa voix me chuchoter les mêmes conseils, encore et toujours.
~ Alors je cherche et je trouverai
Cette fille qui me manque tant
Alors je cherche et je trouverai
Cette fille qui me tente tant
Qui me tente tant ~
... de mon premier vrai petit ami, parce que c'est lui qui nous a présenté. C'est aussi lui qui a épongé mes larmes quand nous nous sommes séparés, c'est sur son épaule que j'ai pleuré comme une madeleine et c'est auprès de lui que j'ai trouvé le courage d'avancer de nouveau.
~ Partenaire particulier
Cherche partenaire particulière
Débloquée, pas trop timide
Et une bonne dose de savoir faire
Savoir faire ~
... de longues, très longues discussions à propos de tout et de rien: de sa chérie, de mon chéri, de nos expériences, de notre passé, de nos cours aussi quelques fois.
Il a changé ma vie... m'a appris la vie... m'a fait grandir.
~ Vous comprendrez que de tels péchés
Parfois sont difficiles à avouer
Ils sont autour de moi si fragiles
Ce n'est pas parmi eux que je trouverai ~
... des quelques secondes dans ses bras avant de finir allongée sur le billard! On avait beau être prévenues, tous les soirs ou presque, l'une de nous finissait dessus. Quelques secondes magiques, parce que plus qu'en temps normal je me sentais en sécurité et protégée.
~ Je dois trouver de nouveaux horizons
Mais je finis parfois par tourner en rond ~
... d'un matin de juin, en stress comme pas deux, pour aller passer le bac de français! Serrées sur la banquette arrière de sa voiture, les livres sur les genoux et lui, relax comme toujours, pas stressé pour un clou! Le bras posé sur sa vitre et la voiture qui roule vite, un peu trop vite à notre goût. Vitesse qui nous met les trippes à l'envers encore un peu plus!
~ Alors je cherche et je trouverai
Cette fille qui me manque tant
Alors je cherche et je trouverai
Cette fille qui me tente tant
Alors je cherche et je trouverai
Cette fille qui me manque tant
Alors je cherche et je trouverai
Cette fille qui me tente tant
Qui me tente tant ~
... du jour des résultats du bac, non pas parce que c'était le jour J, non. Mais parce que je me souviendrais toujours du sourire qui a illuminé son visage, ce jour là quand il est rentré dans le self et que j'ai couru dans ses bras. Tout comme je me souviendrais toujours du petit pincement au coeur que j'ai ressenti juste après, quand j'ai réalisé que 3 ans venait de s'écouler et que bientôt, lui et moi, on serait séparés.
~ Partenaire particulier
Cherche partenaire particulière
Débloquée, pas trop timide
Et une bonne dose de savoir faire
Partenaire particulier
Cherche partenaire particulière
Débloquée, pas trop timide
Et une bonne dose de savoir faire ~
... d'un samedi 16 décembre, deux ans et quelques mois plus tard. "Journée Carrières" dans notre ancien lycée. Moi qui descend les escaliers, histoire de me promener un peu et de voir si jamais je croise quelqu'un que je connais. Lui, qui est là en bas des escaliers, prêt a monter faire un tour dans les étages, pour la même raison. Le cri de joie qui franchi ma bouche, les larmes qui coulent de mes yeux, mes jambes qui me jette dans ses bras qui se referment sur moi et son sourire à cet instant précis...
Deux ans et quelques mois plus tard, rien n'avait changé. C'est comme si on s'était jamais quittés. Et pourtant...
Et pourtant, les choses ont quelque peu changées, ou plutôt évoluées.
Parce qu'aujourd'hui, ce grand gaillard un peu gauche, robuste et terriblement gentil s'est marié.
Finalement, j'ai réussi à écrire beaucoup plus facilement que je ne le pensais. Fallait juste se laisser aller, se remémorer le temps passé ensemble... me remémorer toi tout simplement... et ne pas avoir peur de se laisser submerger par les sentiments.
Je pleure comme un bébé depuis je dirais la 4ème phrase que j'ai écrit. Au fur et à mesure que mes doigts parcouraient le clavier, j'avais l'impression de faire un voyage dans le temps... de visionner une casette ou j'étais l'actrice mais aussi la spectatrice, mais une casette en avance rapide. Mes souvenirs n'ont jamais été aussi clairs et ton absence aussi dure à vivre... et les larmes sont venues, sans que je les a invitées.
C'est pas vraiment des larmes de tristesse, ni de joie. Disons des 2 mélangées. De tristesse à cause du temps qui passe vite, trop vite et de joie, au souvenir du bonheur que j'ai toujours ressenti à tes cotés et que j'éprouve quand je réalise que j'ai la chance que tu fasses parti de ma vie.
Pour tout ce que tu m'as apporté, consciemment ou non et pour tout ce que tu représentes à mes yeux: mon ami mais aussi mon grand frère.
Heureux mariage John
Toutes les histoires commencent pareil,
Rien de nouveau sous la lune.
Pour qu'une étoile s'éteigne,
Il faut qu'une autre s'allume.
Bien sûr, la nuit et le hasard
La pluie et les guitares,
On peut y croire.
Chacun ses mots et ses regards,
Toutes les histoires ont leur histoire...
Et puis, doucement, sans le vouloir
On passe du coeur à la mémoire.
Toutes les histoires commencent pareil, rien de nouveau sous la lune....